#1

Tourisme

Bali, Photo by Bernard Hermant

Aujourd’hui de nombreux voyageurs se donnent corps et âmes pour différencier la notion de
Tourisme qui renvoie souvent aux vacanciers et celle de Voyage qui renvoie plus à une
notion de backpacker, roots. Le mot tourisme a une notion de plus en plus négative, tandis
que celle du voyage tend à faire rêver. Globalement c’est la même chose, personne ne
pratique le voyage de la même manière. On pense que le voyageur peut trouver sa place
dans la définition du tourisme. L’homme est un animal nomade, et ce depuis toujours. Voici
notre définition du Tourisme.

Jessica Devnani on Burst

Tourisme selon Alibee : « Moment d’immersion et de compréhension de l’autre dans un
environnement inconnu. C’est observer, comprendre, goûter et vivre un nouveau quotidien
en utilisant tous ses sens . C’est la création de souvenirs liés à l’expérience, les rencontres,
les découvertes, le partage et l’émerveillement. »

Sorrento, Italy 2014, © Martin Parr

Et donc le tourisme en 2018, ça ressemble à quoi ?
Ça ressemble surtout à beaucoup de contrastes, d’une part on trouve le voyageur qui tente
de fuir les touristes tout en en étant un lui-même; ce voyageur est à la recherche d’une
réalité, d’une transmission et d’un partage auprès des locaux. Souvent il donne des raisons
à son voyage.

Photo by Sunyu

D’autre part, on a l’augmentation du nombre de touristes, 7% de plus en 2017 sur 2016, on
peut y voir un très bon côté, l’accès aux vacances pour de plus en plus de personnes
partout dans le monde, l’ouverture de certaines régions du globe ... Mais malheureusement,
il y a les dégâts qui vont avec et qui sont aussi le fruit d’années et d’années sans conscience
écologique. La pollution, la destruction de lieux historiques, le dégât sur les plages, le
manque d’adaptation face aux coutumes locales font que le tourisme d’aujourd’hui n’a pas
des conséquences positives sur les populations, et sur la planète.

Photo by Jakob Owens

Puis finalement on a décidé d’être optimistes
On veut vous montrer toutes les beautés et les immensités de la planète. On veut rendre ça
accessible au travers des expériences, voyager différemment c’est possible, en partageant
sa liberté avec l’autre.

Photo by Jeremy Bishop

Ce qu’on cherche c’est un tourisme équitable, qui puisse profiter à tout le monde, que
chaque voyageur s’ouvre un peu plus grâce à l’autre. Que le partage soit mutuel, que si les
cultures nous opposent, les passions nous rapprochent, pour se rendre compte au final que
les besoins et les envies de l’autre sont souvent plus simple et plus proche de nous que ce
que l’on s’imagine.

Apolline
Team Alibee

#2

No Straw

La paille, c’est le produit le plus inutile qui soit dont on se sert tous, sans toujours le
vouloir. Tu sais, les pieds dans l’eau au beau milieu de la foule d’Ipanema ou dans une
crique en Croatie, tu sirotes un cocktail sans faire trop trop d’efforts étalé(e) sur ta serviette.
Alors oui, la paille c’est l’indispensable du cocktail, sauf qu’excepté si t’es alité, t’en as pas
vraiment besoin et ce petit bout de plastique fait plus de dégâts que ton plaisir. 10 minutes
d’utilisation à la plage, pour continuer sa route émiettée dans les océans et finir dans ton
assiette La boucle est bouclée .

NO_STRAW_INFOGRAPHIE : Alibee, Infographic

Tu peux trouver un tas de mouvements contre les pailles, on en voit de plus en plus défiler
sur les réseaux. Certains agissent pour la francophonie, tu peux trouver le mouvement
#Baslespailles, ou encore
VISUEL POST - https://www.instagram.com/p/BlXT70DFJ_P/?taken-by=byepaille

Et pour l’international, il y a aussi beaucoup d’actions mises en place comme le Hashtag
#Noplasticstraw et le super insta franco-anglais de The WAW movement, ils te proposent
aussi pleins d’alternatives pour des pailles réutilisables
VISUEL POST - https://www.instagram.com/p/BjreerYgUot/?taken-by=whataboutwaste

Dans tous ces mouvements il y en a un qui nous a particulièrement plu c’est celui de
Tommy Lobeau, qui a demandé à des communautés de voyageurs comment dire
#NoStraw dans toutes les langues du globe. Pourquoi c’est cool? Parce qu’où que
tu ailles, tu pourras dire que t’en veux pas !


On a rencontré Tommy, il est Nomade digitale actuellement au Guatemala et il nous a un
peu parlé de lui et de ces petits bouts de plastiques. Tommy est chef d’équipe de traduction
de jeux vidéos, fana de biodiversité et nomade depuis près de trois ans.

- Tu peux nous dire comment tu voyages, je sais que t’es sur la route depuis 3 ans
Je bouge généralement en sac à dos, mais il m'arrive de m'installer à un endroit pour
quelques temps. Par exemple, je me suis installé 5 mois à Saigon, 6 mois à Québec, 1 mois
et demi à San Cristobal de las Casas, et là, cela fait 5 mois que j'habite à Antigua
Guatemala. Le reste du temps, je suis en auberge de jeunesse. Cela dépend beaucoup du
travail, car j'ai parfois besoin d'une très bonne connexion internet, d'où les moments de
sédentarisation. Après, il y a aussi des moments où j'ai juste envie de me poser un peu.

- Raconte moi un peu, comment t’es venu le projet #NoStraw
L'idée du glossaire m’est venue quand j'ai demandé une boisson sans paille ici et que le
serveur ne m'a pas compris, car j'ai utilisé le mot mexicain (popote) au lieu du
guatémaltèque (pajilla). Il y a pire que les pailles : il y a les mégots de cigarettes aussi… et
un mégot, ça pollue l'eau en prime. Je crois qu'un mégot pollu jusqu'à 500 litres d'eau ;(.
{effectivement, 500L d’eau polluée par mégot} Il y a quelques années, j'avais entendu 1000
litres, c’est depuis ce jour-là que j'ai un cendrier de poche en métal.

Tu peux nous dire ta vision sur les prochaines décennies?
Les disparitions d'espèces qui se sont multipliées par 100 depuis le début du vingtième
siècle et le début de la sixième extinction de masse n'aident pas à être optimiste. Il faudrait
vraiment des changements radicaux pour inverser la tendance. Mais de plus en plus de
pays ou d'états interdisent le plastique !

Ton pays coup de coeur?
Le Costa Rica, qui renferme près de 6% de la biodiversité mondiale ET qui va interdire les
pailles à usage unique d'ici 2021. Je n'ai vu que la côte Caraïbe, mais je compte bien y
retourner, il est bien ce pays et en plus ils n’ont pas d’armées depuis 1947 donc ils ont
investi dans l'éducation et la santé.

Pour le moment Tommy a réuni plus de 45 manières de dire No Straw, si tu peux en ajouter
n’hésite pas à lui donner et si t’as un voyages de prévu tu peux déjà allez voir comment on
le dit dans ta prochaine langue d’accueil, juste ICI. Tu peux aussi suivre sa page Facebook
@Wandering.translator pour voir les nouveaux articles de son blog ainsi que son Instagram
@wandering.translator où il partage sa vie Nomade.

Apolline
Team Alibee

#3

Thanks or because of charity ?

Anderson's journey, Photo by Anatole Baquet

Many of us are busy in our lives with crazy schedules and few time for ourselves so even fewer time for others. This is why we tend to use charity as a way to help the ones who need assistance. It’s quite common to look for a way to send money or clothes to an association or to see wealthy people with a great heart run big operations in a developing countries to help children for an afternoon through events, food, money, clothes and all kind of donations. Don’t get me wrong here, I’m not blaming any world citizen who helps associations or who commits through charity, it always comes from great intentions and great hearts because the harm that is done isn’t visible to any one of us.

I’m sure you are asking yourself of which harm is this crazy dude talking about but the harm done because of charity is real, massive and has lasted for too many decades.

When you look at someone helping poor populations in a third world or in a developing country by giving people food for example, well during this time all local businesses owned by local people are not selling any food which makes them poorer than they already are.

Scenario is even worst for clothes, once you offer clothes to people, they won’t buy any clothes anymore to local businesses which makes people running clothes shop poorer than they already are.

In many african villages, local people run local businesses and the money circulates from one business to the other which creates the local economy. So the problem with charity is that you help people for a few hours and you just make them dependent from your help. We can agree that this sounds like a lot of efforts for a solution that is not sustainable and nobody ever wonders how people feel being under charity permanently ? A lot of people use charity as a way to feel good about themselves which is good as long as it enables to help in a sustainable way someone who really needs help but charity really does not help, yet.

What’s the solution then ? It would be crazy to propose to stop charity, it would make no sense to a lot of people so what other options do we have to help people in poor countries ?

Well the solution we propose is for people to go in countries and consume local !

By travelling with local people you put back the power in the local’s hand
By travelling with locals, you do not give them money, they earn it and believe it or not it makes a huge difference.

By travelling with locals, you make them count.
By travelling with locals, you make them want to show you their country, their way… the right way.
By travelling with locals, you offer them a sustainable solution : A job where they get to share their lifestyle and get paid
By travelling with locals, you get to have fun and help simultaneously.
By travelling with locals, you get to have an authentic travel experience and meet local people !
By travelling with locals, you get local prices and not tourist prices !



The most sustainable solution to help poor people is to consume local when we travel and maybe avoid a form of travel that do not make local people benefit from tourism occuring in their country.

Axel
Team Alibee